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Bitcoin : Saylor défend encore le BTC face aux sceptiques

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Bitcoin est revenu autour de 80 000 dollars vendredi, mais Jason Calacanis n’y voit pas un retour en grâce. L’investisseur américain estime que l’actif a perdu une bonne partie de son attrait auprès du grand public après 17 ans d’existence. Michael Saylor lui a répondu avec un chiffre : 1 600 milliards de dollars de capitalisation. Pour le président exécutif de Strategy, Bitcoin n’a pas besoin de devenir le prochain moyen de paiement universel. Son usage principal serait désormais la conservation du patrimoine sur le long terme. Bitcoin à 80 000 $, mais Calacanis n’est toujours pas convaincu Le rebond de Bitcoin a suffi à relancer un vieux débat. Vendredi, alors que le BTC retrouvait les 80 000 dollars, Jason Calacanis a comparé le mouvement au rebond d’un actif qu’il considère déjà dépassé. L’investisseur suit pourtant Bitcoin depuis ses premières années. Il estime aujourd’hui que l’expérience utilisateur reste compliquée, que le réseau n’est pas devenu une référence pour les paiements ou les smart contracts et que l’enthousiasme du grand public s’est émoussé.  Sa comparaison est volontairement sévère : Bitcoin lui ferait désormais penser au CD à l’époque de Spotify ou au DVD face à Netflix. Calacanis attaque surtout l’idée de l’adoption de masse. Selon lui, si Bitcoin devait trouver un cas d’usage incontournable pour le grand public, 17 années auraient déjà dû suffire. Le marché raconte toutefois une histoire plus large. Bitcoin reste valorisé autour de 1 600 milliards de dollars et continue d’être accumulé par des entreprises cotées. Strategy en est l’exemple le plus visible. Fin août, la société de Michael Saylor a acheté 4 603 BTC supplémentaires pour 369,7 millions de dollars, portant alors ses réserves à 845 050 BTC. Le Bitcoin défendu aujourd’hui par Saylor ressemble donc assez peu à celui vendu comme moyen de paiement quotidien il y a quinze ans. Saylor défend Bitcoin comme capital numérique La réponse de Michael Saylor tient en quelques lignes. Il rappelle d’abord que Calacanis observe Bitcoin depuis 2011. Depuis, l’actif a atteint environ 1 600 milliards de dollars de capitalisation et reste, selon lui, le principal actif numérique au monde. Puis il déplace complètement le débat. Pour Saylor, l’application majeure de Bitcoin est le « capital numérique ». Il ne cherche donc pas à répondre point par point aux critiques sur les smart contracts ou les paiements. Sa thèse est différente : conserver une richesse sur plusieurs générations serait un usage suffisamment important pour justifier l’existence du réseau. Et il termine avec une réponse beaucoup plus courte : « The orange tie stays. » La cravate orange fait référence à l’image que Calacanis venait justement de moquer : celle d’un mouvement Bitcoin passé, selon lui, des premiers utilisateurs rebelles aux investisseurs institutionnels en costume. Saylor assume cette transformation. Il défend d’ailleurs depuis plusieurs mois l’idée que Bitcoin n’obéit plus aussi fortement à son ancien cycle de quatre ans. Dans sa lecture, les ETF, les entreprises et les grands flux de capitaux prennent une place que les seuls halvings et mineurs occupaient davantage auparavant. Le désaccord avec Calacanis porte finalement aussi là-dessus : que faut-il attendre de Bitcoin en 2026 ? Un produit grand public utilisé tous les jours, ou un actif détenu pendant des années ? Strategy a elle-même changé sa manière de gérer ses bitcoins Le discours de Saylor reste très favorable à Bitcoin. La gestion de Strategy est devenue, elle, plus souple. L’entreprise a longtemps été associée à une politique simple : lever du capital, acheter du BTC et conserver. Cette mécanique existe toujours, mais elle n’est plus absolue. En 2026, Strategy a vendu une partie de ses bitcoins, renforcé ses réserves en dollars puis recommencé à acheter lorsque ses conditions de financement se sont améliorées. Fin août, elle détenait 845 050 BTC pour un coût cumulé d’environ 63,73 milliards de dollars. Son prix d’acquisition moyen tournait autour de 75 400 dollars par bitcoin. Saylor a même ouvert la porte à une monétisation ponctuelle des réserves Bitcoin de Strategy pour répondre à certains besoins financiers. Cela ne ressemble pas vraiment à l’abandon décrit par Calacanis. Bitcoin vaut toujours environ 80 000 dollars. Strategy en possède des centaines de milliers. Les ETF et les trésoreries d’entreprises ont changé le profil de ses acheteurs. Son rôle initial, lui, continue de faire débat. Calacanis voit un produit qui n’a jamais trouvé son moment « Spotify ». Saylor voit 1 600 milliards de dollars de capital numérique et aucune raison de retirer sa cravate orange.

Bitcoin est revenu autour de 80 000 dollars vendredi, mais Jason Calacanis n’y voit pas un retour en grâce. L’investisseur américain estime que l’actif a perdu une bonne partie de son attrait auprès du grand public après 17 ans d’existence. Michael Saylor lui a répondu avec un chiffre : 1 600 milliards de dollars de capitalisation. Pour le président exécutif de Strategy, Bitcoin n’a pas besoin de devenir le prochain moyen de paiement universel. Son usage principal serait désormais la conservation du patrimoine sur le long terme.

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